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Cette chanson. Avec cette voix imperturbable. Et ses paroles qui te foutent le coeur en l'air. Parce qu'on se reconnait tous la dedans. C'est tout. Je suis là...

# Posté le mercredi 06 février 2008 10:34

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Il y les larmes et la peur. Il y a les pensées ravageuses. La vie est insupportable. On espère, toujours, et on est déçu, toujours. Mais mourir, ça veut dire arrêter ici dans cette vie assassine sans bonheur et sans la reconnaissance, sans avoir fait quelque chose. En réalité, je veux vivre. Mais on ne me laisse pas vivre.
Un point. Final. A la ligne.



Il n'a pas fallu longtemps pour tout anéantir. Quelques secondes et ses convictions pour l'avenir furent détruites. Il voulait simplement prendre l'air, se ressourcer, se changer les idées. Il n'aurait pas du puisqu'à peine était-il dehors qu'on l'attrapa et l'assoma. Le lendemain, il ferait la couverture.
"Timo, rappeur de Panik, enlevé."



GET HOME




D'abord, il y eut le noir total, dans le coeur, la tête et les yeux. Puis les souvenirs, avec un léger mal de tête. Et enfin, la peur. Absolument terrifié, il lui fallut quelques secondes pour se rendre compte qu'il était allongé à même le sol. La pénombre l'entourait et , l'espace d'un millième de seconde, il pensa à un rêve. La désillusion fut fatal, il en pleura.
Soudain, un néon éclaira la pièce. Froide, vide et petite, elle ne comportait qu'une unique porte. Le sol et les murs étaient en béton, il n'y avait aucune fenêtre. Il n'y avait rien de rassurant. Finalement, il n'y avait que ce bourdonnement incessant. Et ses sanglots sous des souffles de plus en plus angoissé.

- Ho! On se calme.

Cette voix d'homme s'était elevé. Comme une puissance dans l'intonation. Mais il n'y avait rien autours de lui. Rien que ce froid.

- En haut!

Il leva les yeux au ciel - au plafond - Et il compris. Deux caméras, deux haut-parlaurs. Et ce rire, à glacer le sang.

- Qu'est-ce que vous me voulez?!

Il s'affolait dans la pièce tandis que ses larmes creusaient son visage.

- Pas grand-chose, mon cher. Juste de quoi me payer une nouvelle vie. A ton avis, tu vaux combien?

De l'argent. Il n'était desormais réduit qu'à ça. Un objet à vendre pour pouvoir vivre sans problème. Et l'angoisse de ne pas en ressortir vivant. Il se recroquevilla sur lui-même.

- Avec un peu de chances, tes potes vont être rapide.
- Vous allez me tuer?
- Je tiens toujours mes promesses... du moins en partie.

Et il pleura, seul dans ce vide. Il y eut de nouveau ce rire, il se boucha les oreilles, de nouveau ce noir. Mort de peur derrière ses brumes de larmes, sa si belle joix de vivre s'était faites la mal.

Il ne restait qu'à attendre.


Il hurla son prénom. Son coeur oppressé par l'angoisse d'un pressentiment destructeur. Il n'était pas rentré. Il devrait être rentré. Et puis, son portable sonna et sans même faire attention au numéro, il décrocha.

- Timo?!

Ce rire. Ses entrailles se glacèrent.

- Non, je suis un ami à lui.
- Quoi?
- Il est chez moi à cet instant.
- Passez-le moi!
- Tututut David. Tu sais, je ne suis pas très patient. L'argent contre sa vie. J'enverais un message pour la somme.

Il avait crié mais le ravisseur avait raccroché. Et les quatres autres musiciens l'avaient découverts effondré, en larmes. Il fallut attendre que David se calme. Il fallut affronter la vérité dévastatrice. Et puis, il fallut prendre une décision.

- Il faut appeler la police.

A cet instant, ils esperaient tous le revoir sains et sauf en se cahcant honteusement leur peur. Il fallait être fort. Il fallait y croire.
Il y eut les interrogatoires et l'attente. L'anxiété jusqu'à recevoir le message.

- ... Je m'attendais à ce qu'il demande plus... murmura Jan.
- Il faut lui donner.
- Attendons, il faut suivre les instructions de la police.
- Je m'en fous des flics! Et je m'en fous de ce fric! Il faut le sortir de là, merde!

David pleurait, les quatre restait silencieux. Et les sanglots résonnaient dans leur coeurs, à en faire couler leurs larmes.
Déjà, l'espoir laissait place au doute. Et cette question "Que faire?"...

(*)

Cette nuit-là, les étoiles brillaient de mille feux. Le vent soufflait en rafale. Il n'y avait plus que de l'espoir, plus que de la peur. Ils avaient prévenus la police, ils avaient piégé le kidnappeurs. Et maintenant, ils attendaient de savoir s'il était tombé dedans. Juri était allongé, les mains sur le visage. Jan faisait les cents pas. David restait les yeux rivé sur son portable. Linke tremblait. Franky s'appuyait au murs.

- On aurait du payer. Murmura ce dernier.

Silence. Et cette sonnerie...

- Ce n'est pas gentil de vouloir me rouler.

Et les yeux de David exprimait tous ces regrets et son angoisse.

- Je vous donne une dernière chance mais un jour sans la rançon pour moi sera un jour de plus sans nourriture pour Timo.

David avait raccroché et ils lui avaient demandé ce qu'il se passait. Mais il n'y avait rien à dire. Rien que des larmes.

- On envoie la rançon demain.


Il ne resterait qu'à attendre...


Un jour. Deux jours. Puis trois. Et l'angoisse qui ne s'était jamais fait si présentes. Ils avaient envoyé l'argent. Et pourtant, le ravisseur ne se manifestait pas. Ils ne dormaient pratiquement plus. Ne mangeaient que lorsqu'ils se sentaient sur le point de défaillir. Tous. Tous anéante par cette angoisse.
Et puis...

"29 route du noir. Adieu. Enfin..."

Ils s'étaient précipités dans la voiture jusqu'à cette maison à l'air abandonné. Ils l'avaient appelé, mais il n'y avait eu aucune réponse. Juri avait enfoncé la porte et ils avaient découvert une télévision, un micro.
La maison n'était pas grande, ils se retrouvèrent devant cette immense porte, la clé était inseré dans la serrure, ils n'eurent qu'à la tourner.
Il y avait eut d'abord cette odeur. Linke en eut un haut-le-coeur.
Il y eut ensuite ce gemissement apeuré. Franck murmura son prénom.
Et puis, il y eut cette forme inerte.
Et il en pleura, David, de le voir ainsi. Recroquevillé à même le sol dans son urine, mort de peur, les joues creusés. Il ne réagit presque pas. Il les regarda simplement sans grande expression et laissa tomber sa tête de fatigue, il s'endormit.

- T'inquiètes pas, on va t'emmener... Murmura Jan.

Et il appela une ambulance. Timo était sauvé. Pourtant l'angoisse était toujours présentes. Et le regret de n'avoir pas réagi assez vite. De le voir à ce point anéanti.

Mais il ne restait qu'à attendre.


Il y avait eu divers examens avant que Timo ne soit laissé dans une chambre, avant qu'un medecin ne vienne informer les cinq autres.

- Physiquement, il est très faible. De toute évidence, son ravisseur ne l'avait pas nourri.
- Il pourra sortir rapidement?
- Oui, mais il lui faut un suivi psychologique. C'est uine experience très difficile, ce que votre ami a vécu, et il est probable qu'il se sente déprimé quelques temps.

Ils avaient tous acquiescé sans vraiment croire le medecin. Timo était fort, et bientôt, on reverrait son sourire plein de joie sur sa bouille de gamin. Même si, à cet instant, la peur et la tristesse marquait son visage. Même s'il était trop faible pour marcher et qu'on fut obligé de le mettre dans un fauteuil roulant. Même s'il hurla à la mort quand il aperçu la porte.

- Il va revenir! Non! Je ne veux pas sortir! Il va revenir!

Et il pleurait d'angoisse. Les regards se fixaient sur lui, affolé.

- C'est fini, Timo, il ne reviendra pas. On va aller voir la police, tu leur dira ce que tu sais et il finira en prison.

Il secoua la tête de gauche à droite, soudainement calmé.

- Non. C'est faux, je le sais. Il me parlait. Tous les jours. Je le connais.
- Timo... il faut y croire.

Cette fois, ses larmes furent devastatrice. Ce n'était plus de la peur. Ce n'était plus de l'angoisse. Ses larmes, c'était sa vie brisée. C'était une certitude que rien ne serait plus jamais comme avant. C'était une fin horrible et innacceptable.
Ils étaient là, tous les six dans cette entrée d'hôpital, à pleurer comme si l'espoir avait foutu le camps.

Il ne restait qu'à attendre pour savoir s'il reviendrait...



FIN



Quand on a peur, on a pas de chez soi.
Get home.



Je hais les "FIN"...

# Posté le samedi 02 février 2008 16:27

Modifié le mercredi 06 février 2008 10:07

- 57 -

+



Soyons réaliste, demandons l'impossible



+

Je t'aime patate

# Posté le samedi 02 février 2008 14:57

- 56 -

Bientôt Paris.

Bientôt Ma'lice.

A cette promesse d'eternel pas assez dites mais trop penser.

Je t'aime.

# Posté le mercredi 30 janvier 2008 11:16

Modifié le samedi 02 février 2008 15:35